Pourquoi certaines relations amoureuses créent de l’anxiété sans qu’on fasse toujours le lien ?
On vient très souvent me voir pour la gestion du stress ou pour de l’anxiété.
Quand on me parle de tension intérieure, de fatigue mentale, de ruminations, de cette sensation d’être constamment sur le qui-vive, avec une entière responsabilité personnelle vis-à-vis de cet état vécu, je veille aussi à ce qu’il n’y ait pas une autre piste possible.
Souvent, on me parle d’hypersensibilité, du passé, de la personnalité… tout en oubliant que nous interagissons au sein d’une systémie. Et c’est parfois ce système, dans lequel tu n’es pas la seule actrice, qui est « malade » et qui « te rend malade ».
Certaines dynamiques relationnelles produisent, jour après jour, une pression psychologique difficile à identifier. Cet article est fait pour que tu t’interroges à ce sujet.
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Séance à Lieusaint (77)
Quand l’autre te fait passer systématiquement pour le problème
Dans certaines relations, une dynamique particulière peut s’installer.
À chaque tension, à chaque désaccord, la conversation finit par tourner autour de toi.
Tu es trop sensible.
Trop exigeante.
Trop émotive.
Folle.
Parfois, la discussion prend même une tournure plus psychologisante. Ton ou ta partenaire te diagnostique, évoque ton passé, tes blessures, te renvoie à des explications psychologiques, voire psychiatriques, à des étiquettes qui finissent par donner l’impression que la difficulté vient de manière absolue et unique de toi.
Ton ou ta partenaire s’appuie sur tes réactions, tes comportements, et par rhétorique, argumentation, « symptômes de… » tu finis parfois par adhérer au diagnostic.
Ni toi, ni cet autre ne met en lumière le « en rapport à ».
Petit à petit, le sujet n’est plus vraiment ce qui se passe dans la relation, mais la façon dont TU réagis à ce qui se passe dans la relation.
Ce déplacement est très important.
Parce qu’il peut faire disparaître du débat certaines attitudes bien réelles : des critiques répétées, des remarques blessantes, un manque de considération ou de respect.
Et pendant que l’attention reste focalisée sur ce que tu es censée avoir comme problème, la dynamique relationnelle, elle, continue exactement de la même manière.
Dans ce contexte, bien souvent, tu finis par adhérer au « diagnostic » gravé dans le marbre.
Non non, ce n’est plus une hypothèse de diagnostic… c’est absolument certain !
Ce doute permanent peut finir par installer une tension intérieure difficile à expliquer, parce que tu continues à chercher les causes uniquement à l’intérieur de toi, et jamais, oh non jamais, d’autres hypothèses ne sont envisagées.
Tu connais le gaslighting ?
Tu connais l’abus réactif ?
Quand la relation te pousse à réagir… puis utilise ta réaction contre toi
Quand une dynamique relationnelle devient déséquilibrée, quelque chose de très particulier peut se produire.
Au départ, il y a des critiques, des reproches, des remarques, parfois du mépris, parfois de l’ironie, parfois des provocations plus ou moins visibles.
Ces situations peuvent se répéter.
Jour après jour.
Discussion après discussion.
À un moment donné, il devient difficile de rester parfaitement calme, de garder son sang froid, sa patience.
Tu peux finir par t’agacer, t’emporter, répondre plus vivement, pleurer, t’énerver.
Et c’est souvent à cet instant précis que la situation se retourne contre toi.
Ta réaction devient alors LA preuve que le problème vient de toi.
On ne parle plus de ce qui a précédé.
On parle de ta colère.
De ton ton.
De ton attitude.
La discussion s’arrête sur ta réaction, pas sur ce qui l’a provoquée.
C’est ce qu’on appelle l’abus réactif : une situation dans laquelle la réaction d’une personne, après avoir été poussée à bout, est utilisée pour invalider tout le reste.
Dans le même temps, une autre mécanique peut s’installer : le gaslighting.
Petit à petit, ta perception de la situation est remise en question.
« Tu exagères. »
« Tu inventes. »
« Ce n’est pas du tout ce qui s’est passé. »
« Tu interprètes toujours tout. »
À force d’entendre ces phrases, le doute s’installe.
Tu te demandes si tu dramatises.
Si tu as mal compris.
Si tu es en train d’en faire trop.
Et lorsque la réaction émotionnelle est utilisée contre toi et la perception de la situation est remise en doute, une grande confusion peut apparaître.
Parce que tu sais que tu n’as pas réagi comme tu l’aurais voulu.
Mais tu sais aussi que quelque chose dans la relation te pousse régulièrement dans cet état.
Et plus cette dynamique se répète, plus une tension intérieure peut s’installer.
Une tension qui ressemble à de l’anxiété et où tu peux même penser « devenir folle ».
Vivre avec une personne susceptible : l’anxiété de marcher sur des œufs
Il existe une autre dynamique relationnelle qui peut créer beaucoup d’anxiété, mais dont on parle très peu : la susceptibilité.
Quand un.e partenaire est très susceptible, certaines réactions deviennent difficiles à anticiper.
Une remarque banale peut être mal interprétée.
Une question peut être perçue comme une attaque.
Une tentative de discussion peut déclencher une vexation.
Alors, petit à petit, tu t’adapte, te suradapte.
Tu choisis tes mots.
Tu évites certains sujets.
Tu reformules.
Tu te corrige.
Et parfois, tu finis même par ne plus dire certaines choses du tout (ce qui pourrait ne pas manquer de te faire porter une autre étiquette, un autre diagnostic « prouvé par » : tu es hypocrite, pas franche… et oui..)
Parce que tu sait qu’à tout moment, l’échange peut basculer :
une bouderie, une fermeture, une explosion, un reproche.
On appelle souvent cela marcher sur des œufs.
Et marcher sur des œufs est profondément anxiogène.
Pas forcément parce qu’il y a des disputes violentes.
Mais parce qu’il existe en permanence un moment imprévisible, mais attendu, où l’autre peut se braquer.
Cette imprévisibilité crée une vigilance constante, une insécurité affective.
Tu surveille ton ton.
Tes mots.
Tes réactions.
Et cette hypervigilance relationnelle finit par créer une tension intérieure permanente, même lorsque la relation semble calme en apparence.
Pourquoi il est si difficile de comprendre que la relation crée cette anxiété
Lorsqu’une tension intérieure s’installe, le premier réflexe chez beaucoup est presque toujours de chercher la cause en soi.
On pense devoir apprendre à mieux gérer son stress, à prendre plus de recul, à contrôler ses réaction, et effectivement c’est parfois le cas.
Mais il arrive aussi que quelque chose de beaucoup plus discret soit en train de se produire.
Petit à petit, tu commence à te surveiller.
Est-ce que cette remarque va être mal prise ?
Est-ce que cette question va déclencher une dispute ?
Est-ce que je vais encore dire quelque chose de travers ?
Alors tu t’ajustes.
Tu reformule. Tu t’excuses. Tu évites certains sujets.Tu fais attention. Tu sous-entend. Tu minimises.
Et parfois, sans vraiment t’en rendre compte, tu finis par vivre dans une forme d’autosurveillance permanente.
Tu ne surveille plus seulement la relation.
Tu te surveille toi-même.
Et c’est souvent à ce moment-là qu’une fatigue mentale profonde apparaît.
Parce que vivre dans une relation ne devrait pas demander d’être constamment en train de vérifier si l’on est en train de dire, penser ou ressentir la bonne chose.
Si certaines situations décrites dans cet article te parlent, il peut être utile d’explorer plus en profondeur ce qui se joue dans ta relation.
Dans mon accompagnement, j’utilise l’hypnose, l’analyse transactionnelle et le love coaching pour aider à comprendre ces dynamiques relationnelles, apaiser les tensions intérieures et retrouver une relation à soi et aux autres plus claire et plus sécurisante.
Parfois, mettre des mots sur ce qui se joue permet déjà de retrouver beaucoup de lucidité.
Et certaines questions méritent d’être explorées plus loin :
Pourquoi certaines relations créent-elles une tension intérieure permanente ?
Pourquoi certains conflits deviennent-ils répétitifs et épuisants ?
Pourquoi se sent-on parfois obligé de se surveiller dans sa propre relation ?
“ Et parfois, ce que l’on appelle anxiété est simplement la réaction d’un corps qui tente de s’adapter à un climat relationnel qui ne lui fait pas du bien ”
FAQ – Pourquoi certaines relations amoureuses créent de l’anxiété sans qu’on fasse toujours le lien ?
Une relation amoureuse peut-elle provoquer de l’anxiété ?
Oui. Certaines dynamiques relationnelles peuvent créer un climat de tension psychologique : critiques répétées, conflits fréquents, susceptibilité, remise en question permanente de ce que l’on ressent ou de ce que l’on perçoit. Dans ces situations, le corps peut rester en état d’alerte et produire une anxiété qui semble venir de soi alors qu’elle est en partie liée à la relation.
Comment savoir si mon anxiété est liée à ma relation ?
Certaines questions peuvent aider à y réfléchir.
Te sens-tu souvent sur le qui-vive dans ta relation ? As-tu l’impression de devoir faire attention à ce que tu dis ou à la manière dont tu le dis ? Ressens-tu une tension intérieure qui apparaît surtout dans les interactions avec ton partenaire ? As-tu finis par mentir ou cacher par peur des réactions ? Lorsque ces sensations sont fréquentes, il peut être utile d’explorer la dynamique relationnelle.
Pourquoi est-il difficile de faire le lien entre anxiété et relation amoureuse ?
Parce que nous avons tendance à chercher les causes du stress à l’intérieur de nous : notre sensibilité, notre passé ou notre personnalité. De plus, certaines dynamiques relationnelles sont banalisées ou minimisées. Il peut alors être difficile de reconnaître que la relation elle-même participe à la tension ressentie.
L’hypnose peut-elle aider lorsque l’on vit ce type de situation ?
L’hypnose peut aider à apaiser l’état d’hypervigilance et les réactions émotionnelles qui se sont installées dans la relation. Associée à l’analyse transactionnelle et au love coaching, elle permet également de mieux comprendre les mécanismes relationnels, de retrouver de la clarté et de se repositionner plus sereinement.
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